Guide · Création & statuts

Auto-entrepreneur au Maroc : tout ce qu’il faut savoir

Créé par la loi n° 114-13, le statut d’auto-entrepreneur permet de lancer une activité individuelle avec des formalités et une fiscalité très allégées. Il a aussi des limites qu’il vaut mieux connaître avant de s’engager.

3 min de lectureÉquipe Ideal Consulting
Auto-entrepreneur gérant son activité depuis son bureau
Sur cette page
  1. Qui peut devenir auto-entrepreneur ?
  2. La fiscalité de l’auto-entrepreneur
  3. La protection sociale
  4. Avantages et limites du statut
  5. Quand passer en société ?
  6. Questions fréquentes

L’essentiel à retenir

  • Plafonds de chiffre d’affaires annuel : 500 000 DH pour les activités commerciales, industrielles et artisanales, 200 000 DH pour les prestations de services.
  • Impôt calculé sur le chiffre d’affaires : 0,5 % (commerce, industrie, artisanat) ou 1 % (services).
  • Au-delà de 80 000 DH facturés par an à un même client, une retenue à la source de 30 % s’applique sur l’excédent.
  • Pas de TVA à facturer, mais pas de TVA à récupérer non plus.

Qui peut devenir auto-entrepreneur ?

Le statut s’adresse aux personnes physiques qui exercent seules une activité commerciale, industrielle, artisanale ou de services. Une liste d’activités exclues existe : c’est notamment le cas de nombreuses professions réglementées. Vérifiez que votre activité est éligible avant de vous inscrire.

L’inscription se fait au registre national de l’auto-entrepreneur, en ligne sur le portail dédié ou dans les agences partenaires. Elle est rapide et ne demande ni statuts ni capital.

La fiscalité de l’auto-entrepreneur

ActivitéPlafond annuelImpôt sur le chiffre d’affaires
Commerciale, industrielle, artisanale500 000 DH0,5 %
Prestations de services200 000 DH1 %

L’impôt est calculé sur le chiffre d’affaires encaissé, pas sur le bénéfice : vos charges ne sont pas déductibles. La déclaration et le paiement se font chaque trimestre.

Attention à la règle des 80 000 DH : depuis la loi de finances 2023, lorsque vous facturez plus de 80 000 DH par an à un même client pour des prestations de services, la partie qui dépasse ce montant subit une retenue à la source de 30 %, prélevée par le client.

La protection sociale

L’auto-entrepreneur doit cotiser à l’assurance maladie obligatoire (AMO) des travailleurs non salariés, gérée par la CNSS. Le montant de la cotisation dépend de la catégorie d’activité : renseignez-vous au moment de l’inscription.

Avantages et limites du statut

Les avantages

  • Des formalités de création très simples et rapides.
  • Un impôt faible et facile à calculer.
  • Une gestion allégée : pas d’états de synthèse ni de comptabilité complète.

Les limites

  • Des plafonds de chiffre d’affaires : dépassés, notamment de façon répétée, ils entraînent la perte du statut.
  • Aucune déduction des charges : si vos dépenses sont élevées, le statut devient peu avantageux.
  • La retenue de 30 % au-delà de 80 000 DH par client, pénalisante si vous travaillez surtout avec une seule entreprise.
  • Une image parfois moins rassurante pour les grandes entreprises et les banques.

Quand passer en société ?

Pensez à évoluer vers une SARL lorsque votre chiffre d’affaires approche des plafonds, que vos charges augmentent, que vous travaillez surtout pour quelques gros clients ou que vous souhaitez vous associer. Notre comparatif auto-entrepreneur ou SARL vous aide à faire le point, et nos conseillers peuvent simuler les deux options sur vos chiffres.

Questions fréquentes

L’auto-entrepreneur facture-t-il la TVA ?

Non. L’auto-entrepreneur ne facture pas la TVA à ses clients. En contrepartie, il ne peut pas récupérer la TVA payée sur ses achats.

Que se passe-t-il si je dépasse le plafond de chiffre d’affaires ?

Le dépassement des plafonds, surtout s’il se répète, fait perdre le bénéfice du statut : vous basculez alors vers le régime d’imposition de droit commun. Anticipez en créant une société avant d’atteindre le seuil.

L’auto-entrepreneur doit-il tenir une comptabilité ?

Il n’a pas à tenir une comptabilité complète ni à établir des états de synthèse. Il doit toutefois conserver ses factures et suivre précisément son chiffre d’affaires pour ses déclarations trimestrielles.

Ce guide présente des informations générales, à jour à la date de publication. La réglementation évolue régulièrement : pour votre situation, demandez conseil à nos experts.

Rédigé par l’équipe Ideal ConsultingCabinet fiduciaire à Casablanca : comptabilité, fiscalité, juridique, social et création d’entreprise.

À lire aussi

Articles associés

Tous les articles

Un projet ? Une question ?

Parlons de votre situation

Nos experts répondent à vos questions et vous proposent un accompagnement adapté, sous 24h.

Réponse rapideSous 24h
Conseil personnaliséSelon votre activité
Accompagnement fiableÀ chaque étape